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Convergences
Le Chay
Rue Saint-Martin (parvis de l'église)
Situer
Un équilibre précaire, une présence discrète "à fleur de silence"
Jean-Michel Demard
Plasticien
Jean-Michel Demard s’initie dès l’enfance à une grande diversité de pratiques et de culture artistiques (dessin, peinture, photo, sérigraphie, gravure). Après 28 ans de carrière dans le numérique, le bien‑être et l’urbanisme, il devient artiste professionnel en 2023. Il installe son atelier à Veyrier‑du‑Lac (Haute‑Savoie). Sa recherche vise une quête d’authenticité et la construction d’un langage propre. Il travaille souvent avec des matériaux récupérés dans des lieux abandonnés. Il mène des expérimentations appelées "labos Art Chaos" pour faire évoluer sa pratique. L’eau tient une place centrale dans la réalisation de son œuvre ; non comme motif, mais comme force active qui infiltre et transforme. Ses séries Lignes d’Éveil et Paréidolie structurent sa démarche, célébrant renaissance, recomposition et mémoire.
Retrouvez le travail de l’artiste sur :
Sur le parvis de l’église du Chay, l’installation Convergences se déploie en lignes ondulantes (Lignes d’Éveil) et sphères ponctuelles, reliant espaces verts, murs et arbres. La démarche de l’artiste privilégie les espaces à mémoire, les lieux traversés par des strates visibles ou invisibles. Les bandes de bois et éléments en corten suggèrent des phrases liquides (infiltration lente plutôt que spectacle). Les sphères évoquent par leur forme ronde des gouttes ou ondes. Leurs interstices laissent filtrer la lumière et invitent à la projection du regard. L’ensemble refuse la monumentalité. L’artiste mise sur un équilibre précaire, une présence discrète "à fleur de silence". L’expérience proposée est celle de la lenteur et de l’attention pour en percevoir les surfaces en transformation et la respiration du lieu.
L’œuvre ne vise pas à représenter l’eau, mais à travailler avec elle. Elle collabore avec l’eau pour en révéler les fragilités et les équilibres. Elle vise à provoquer une transformation matérielle (érosion, oxydation, dépôts) plutôt qu’à représenter l’eau. Le lieu est conçu comme un corps vivant : architecture, minéral et végétal deviennent partenaires de l’œuvre.







