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Saint-Georges-de-Didonne

Maire : Françoise BROUARD
Autres délégués communautaires titulaires : Jean-Michel RENU ; Jacques DUGUÉ ; Liliane ROBERT.
Délégués communautaires suppléants : Sylvette BICHET ; Patricia GRANGER ; Jean-Pierre BONNEAU ; Benoît RAGONNEAU.

Mairie :          1, av. des Tilleuls - B.P. 80
                       17110 SAINT-GEORGES-DE-DIDONNE
Téléphone :  05 46 05 07 27
Fax :  05 46 05 88 80
Site Internet :  www.saintgeorgesdedidonne.com
Blog : www.saintgeorgesdedidonne.com/blog/
Email : mairie@saintgeorgesdedidonne.com

Horaires d'accueil de la mairie :  
Du lundi au jeudi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h.
Le vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 16h30.
Le samedi de 10h à 12h.

Population : 5040 Saint-Georgeais, Saint-Georgeaises.

Histoire :
La commune se trouve dans le canton de Royan-Est (arrondissement de Rochefort). Saint-Georges-de-Didonne (1058 hectares) est blotti au fond d'une conche de sable fin de plus de deux kilomètres de long, s'appuyant sur les falaises de calcaire crétacé de Suzac au Sud, de Vallières à l'ouest. La pointe de Vallières, d'ailleurs, sépare la conche de Saint-Georges de la Grande Conche de Royan. Vers le nord, la commune s'étale sur le plateau calcaire à vocation agricole. Les conches sont envahies par d'immenses amas de sable dunaire qui recouvre, en partie, le plateau. Ces dunes sont boisées et donnent, au nord-ouest, le bois de Vallières entièrement loti, au Sud, la forêt de pins et de chênes verts de Suzac.

Au XIe siècle, c'est une puissante baronnie. Le seigneur de Didonne contrôle tout le littoral de la Gironde depuis Meschers jusqu'à la Coubre. Il possède également des alleux dans la presqu'île de Marennes et des terres dans l'île d'Oléron. Les sires de Didonne, seigneurs de la châtellenie de Royan, touchent une part importante des taxes portuaires (“la Coutume”) du port de Royan. Au XIIe siècle, il existe un prieuré clunisien dédié à Saint-Georges, en bordure de la conche. Il sert de halte pour certains pèlerins sur la route de Saint-Jacques. Le hameau qui se développe près du prieuré devient le hameau de Saint-Georges. Pour le différencier des autres hameaux du même nom, on y accole le nom du territoire féodal auquel il appartient. C'est ainsi que naquit Saint-Georges-de-Didonne.

L'église qui date du XIIe siècle est en partie détruite et beaucoup de Saint-Georgeais se convertissent au protestantisme. Ce qui permet à “la Dame de Théon”, Joachine du Breuil, suzeraine du lieu, de sévir impunément contre les villages de Saint-Georges, de Meschers et de Semussac. En 1623, elle a déjà fait condamner près de cent cinquante habitants “les uns à estre rouez et les aultres pendus”. De plus, depuis deux ans, elle affame systématiquement la population.

Au XVIIIe siècle, les protestants sont encore nombreux et un pasteur, Jean Jarousseau, vient s'installer à Saint-Georges. Il organise des “assemblées du désert” dans la forêt de Suzac ou dans le marais de Chenaumoine. A la même époque, le Maréchal de Sénecterre, gouverneur de Saintonge, habite au château de Semussac. Il a reçu l'ordre de surveiller les agissements du pasteur Jarousseau. Or, le Maréchal est  tolérant. Il convoque le pasteur: “... Si jamais, lui dit le Maréchal, je dois te rechercher, j'aurai toujours soin de ne pas te trouver; mais il faut m'aider de ton côté, fais-toi une retraite dans ta maison. Toutes les fois que je donnerai l'ordre de t'arrêter, je ferai battre le tambour à l'entrée du village.”

Jusqu'au XVIIIe siècle, un petit port à l'abri du plateau de Vallières est construit pour accueillir les pilotes. Depuis 1621, on a défini ce type de pilotage. Piloter, c'est quand ceux du pays, avec de petits bateaux, conduisent les vaisseaux étrangers sur les bonnes routes et hors des brisants, des sables et des rochers.

Sous le Premier Empire, pour se protéger des navires anglais qui croisent à l'entrée de la Gironde, une batterie de douze canons est installée à la pointe de Suzac. En 1859, les pilotes se plaignent de la précarité des installations de signalisation de la côte et du port. En 1860, deux maisons-phares sont construites : l'une à l'entrée du port, l'autre au sommet d'une dune, en pleine forêt, “le phare aux lapins” est édifié en 1900, un nouveau phare de trente mètres de haut sur la falaise de Vallières, près du port .

Saint-Georges-de-Didonne bénéficie du développement du tourisme balnéaire, surtout à partir de 1891 lorsque le bourg est relié à la gare de Royan par le tramway Decauville.

(Plus d'histoire sur www.pays-royannais-patrimoine.com).
 

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