Maire : Robert MAIGRE. 
Autre délégué titulaire communautaire : Henri CORBE.
Délégués communautaires suppléants : Jean-Pierre FORGET ; Guillaume LAGARDE.
Mairie : 5 route de la Treille
17120 BARZAN
Téléphone : 05 46 90 42 80
Fax : 05 46 90 42 52
Email : barzan@mairie17.com
Horaires d'accueil de la mairie :
Lundi de14h30 à 17h30.
Du mercredi au vendredi de 9h à 12h.
Population : 451 Barzanais, Barzanaises.
Histoire :
La commune est composée du village de Barzan et de Barzan-plage avec le port des Monards, traversé par le chenal de Moque-souris. Dés 1681, ce port abrite de nombreuses embarcations de pêche traditionnelle qui exportent farines, céréales, vin, eaux-de-vie et importent notamment de la houille venue d'Angleterre. Aujourd'hui, c'est un port de plaisance totalisant 78 anneaux et un ancien moulin à marée.
Le nom "Barzan" proviendrait du latin Barisiacum, formé d'après l'anthroponyme gallo-romain Barisii et le suffixe gallo-roman -acum, indiquant la propriété, traduit par le suffixe latin -anum. Au Moyen Âge, le village prit le nom de Barlan, puis de Balzan.
Barzan est connu pour son site archéologique de type gallo-romain : le site du Fâ.
Sur un plateau surplombant l'estuaire de la Gironde. Dès 1877, Eutrope Jouan, un historien local, rapporte l'exhumation de fragments de haches polies ainsi que de pointes de flèches. La présence d'une nécropole à quelques mètres du site, permettait dès lors de prouver la présence d'un habitat à cet endroit, environ 3500 ans avant notre ère.
Les Santons s'installent sur le site du Fâ et y bâtissent le sanctuaire principal, lequel se situe sur une hauteur dominant l'estuaire de la Gironde. Ils fondent la ville, embryon de la métropole romaine qui s'étendra sur cet endroit quelques siècles plus tard. Des prospections aériennes récentes ont par ailleurs révélé les traces de deux autres temples celtiques, localisés sur la colline de La Garde.
Une campagne de fouilles entreprises sous la direction de Karine Robin de 1996 à 2002 a également permis de mettre au jour des céramiques gauloises et hispaniques datant du Ve siècle avant notre ère, ce qui permet d'envisager la présence d'un port de commerce situé sur l'une des routes de l'étain.
La province des Santons est envahie par les Romains en 58 avant Jésus-Christ. C'est le début de l'âge d'or pour sa capitale, Mediolanum Santonum (Saintes) qui devient la première capitale de la province romaine d'Aquitaine. La ville de Novioregum est alors avant tout un emporium, c'est-à-dire un comptoir commercial, ce qui s'explique aisément par sa situation géographique, non loin de l'embouchure de la Gironde. Les premières constructions importantes furent probablement édifiées sous les Flaviens (de 69 à 96), comme l'attestent des restes de statues ainsi que plusieurs chapiteaux corinthiens datant de cette époque.
Néanmoins, la ville semble avoir connu son âge d'or vers le IIe siècle, sous le règne des Antonins. La ville se pare de monuments importants : théâtre, avenues, port et entrepôts. Les thermes sont agrandis. La ville, prospère, est signalée par l'Itinéraire d'Antonin, publié au IIIe siècle de notre ère, sous le règne de l'empereur Dioclétien. Ce véritable guide de voyage avant l'heure situe Novioregum sur l'axe routier menant de Saintes à Bordeaux via Blaye, à 15 lieues de Saintes (environ 35 kilomètres) et 12 lieues de Tamnum, une cité située probablement près de Consac (environ 29 kilomètres). La ville est abandonnée vers le IVe siècle ou le Ve siècle, sans que l'on sache véritablement pour quelles raisons. La théorie de l'envasement du port est envisagée, sans que de véritables preuves ne soient établies à l'heure actuelle.
Au XVIIIe siècle, les activités viticoles deviendront prépondérantes, mais les ravages du phylloxera un siècle plus tard mettront un frein à cette activité, qui reste cependant toujours importante aujourd'hui.
Cliquez ici pour en savoir plus sur les fouilles archéologiques.
(Plus d'histoire sur www.pays-royannais-patrimoine.com).
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