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Arvert

Maire : Michel PRIOUZEAU.Michel Priouzeau
Autres délégués communautaires titulaires : Yvan BAUD, Gérard CUZIN.
Délégués communautaires suppléants : Sylvie MARC ; Christiane AUBIER ; François SOURBE.

Mairie :          1 place Jacques Lacombes
                       17530 ARVERT
Téléphone :  05 46 36 40 36
Fax :  05 46 36 43 22
Site Internet :  www.arvert.fr
Email :   mairie@ville-arvert.fr 

Horaires d'accueil de la mairie :
Du lundi au jeudi : 8h30 -12h / 13h30 - 18h.
Vendredi : 10h30 -12h / 13h30 - 17h30.
Samedi : 8h30 -12h.                 

Population : 3069 Alvertons, Alvertonnes.

Histoire :
Arvert (ou Arvor ou Allevert) se situe au coeur de la presqu'île d'Arvert. Ce nom est d'origine lointaines incertaines : celtes pour les uns (arvor, comme armor = entouré d'eau), latines pour d'autres, comme semblerait le démontrer l'inscription encore lisible sur le sceau des tampons de la commune depuis 1876, « semper virens = toujours vert ». La commune est au centre d'une région à « la géographie mouvante » où terre, sables et eaux (salées et douces) se sont disputés l'espace depuis des millénaires. Aux temps préhistoriques, de nombreuses îles et îlots constituaient un véritable archipel pour former ensuite une presqu'île entre rivière de Seudre au Nord, océan à l'ouest et estuaire de la Gironde au Sud.
C'est durant l'époque romaine avec l'introduction de techniques nouvelles que se développent la récolte du sel, et la pêche des huîtres. Des liens commerciaux ont alors débuté entre la province des Santons (tribu gauloise de notre région) et la capitale de l'Empire. Au XIIe siècle, la duchesse Aliénor d'Aquitaine, future reine d'Angleterre, marquera la mémoire du pays. Elle fut à l'origine de la promulgation des «Rôles d'Oléron», premiers règlements auxquels furent assujetties les populations maritimes de notre région.

Sur le plan économique, des travaux de défrichements,  la création  de salines et l'assèchement de zones marécageuses sont effectués sous la houlette de moines et d'abbayes : par exemple le creusement du chenal de drainage de la « Course » qui conduit les  eaux du marais d'Arvert vers la rivière de Seudre. Culture autour des céréales et de la vigne, élevage, exploitation des salines, pêche et petit commerce font le quotidien d'une population laborieuse dans une région géographiquement isolée et confrontée aux aléas climatiques, notamment l'envahissement par les sables. 

Au XVI siècle débutent les guerres de religion entre Catholiques et Protestants. La crise connaît son paroxysme au moment de la révocation de l'Edit de Nantes, en 1685. Il faudra attendre la deuxième moitié du XVIIIe siècle, pour  voir se développer une certaine tolérance religieuse. Le temple d'Arvert date de 1830.

De la période napoléonienne, un événement local retiendra peut-être l'attention, celui du séjour furtif du frère aîné de l'empereur, Joseph Bonaparte, hébergé peu de temps en lisière de notre commune, au logis des « Charmettes » aux Mathes, avant son départ en exil pour les Etats-Unis d'Amérique en 1815. Vers 1850, la forêt de La Coubre née, sous l'impulsion de l'ingénieur Vasselot,  la plantation de pins maritimes a pour but de fixer les dunes, arrêtant ainsi la disparition de plusieurs villages.
 
En 1940, l'invasion de la presqu'île par les troupes allemandes marque les débuts d'une occupation de presque cinq années ; le moulin de Cabouci, au-dessus de la Champagne d'Arvert, rappelle la présence d'une batterie allemande équipée d'un puissant canon. Il faudra attendre le mois d'avril 1945 pour voir la « Poche de Royan » libérée du joug ennemi. Le 22 avril 1945, le Général De Gaulle passe  les troupes en revue  au lieudit « Les Cinq Journaux », là où une stèle a été érigée.
       
Au cours des siècles, les pêcheurs d'huîtres vont peu à peu se transformer en marchands d'huîtres avant de devenir des ostréiculteurs ;  sur les marais salants, les  bassins  de  recueil  du  sel  se transforment, peu  à peu en bassins d'affinage de l'huître que sont devenus nos « Claires ». L'introduction de l'huître portugaise, au milieu du XIXe marque la confirmation de cette mutation. Arvert, et ses communes voisines vont bien devenir « le pays des claires » vanté de nos jours et le paysage des « cabanes ostréicoles »  le long des chenaux menant à la Seudre (Chenal de Coux, de la Grève à Duret) phase de grande extension de l'activité ostréicole.

Plus récemment, deux aménagements essentiels participent au développement de la presqu'île : la construction de la route D14 reliant Saujon à La Tremblade vers 1840 et l'ouverture de la ligne de chemin de fer en 1876, avec un trafic voyageurs (jusqu'en 1938) et marchandises (jusqu'en 1980) dont profitera grandement l'activité ostréicole. Aujourd'hui, cette ligne de chemin de fer est exploitée dans le cadre du tourisme.

(Plus d'histoire sur www.pays-royannais-patrimoine.com).

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