Maire : Yves PEROCHAIN.
Autre délégué titulaire communautaire : Jacky PELLETIER.
Délégués communautaires suppléants : Dominique DIDIER ; Jean-Christophe SEGUINAUD.
Mairie : 1 côte de la Volette
17120 ARCES-SUR-GIRONDE
Téléphone : 05 46 90 71 06
Fax : 05 46 90 82 44
Site Internet : commune-arces-sur-gironde.fr
Email : arces.sur.gironde@mairie17.com
Horaires d'accueil de la mairie :
Du mardi et jeudi de 14h à 17h30.
Mercredi de 14h à 18h30.
Vendredi de 10h à 16h.
Population : 622 Arcillons, Arcillonnes.
Histoire :
D’une superficie de 2174 hectares, la commune se trouve dans le canton de Cozes, arrondissement de Saintes. La population est passée de 1129 habitants en 1790 à 474 en 1946, à 485 en 2001. Son nom vient du latin ‘Arces’ : citadelle. Naguère, ses habitants s’appelaient les ‘Arcis’. Une voie antique traversait le territoire de la commune en bordure de laquelle les Romains avaient établi un camp retranché. La commune s’étend sur un plateau vallonné de calcaire crétacé à vocation agricole. Elle est limitée, à l’Ouest par le riveau de Bardecille et communique au Sud-Ouest avec la Gironde par le marais de Barrails. Au XIe siècle, il existe déjà un petit bourg et une église dédiée à Saint-Martin. Entre 1083 et 1091, l’église est offerte par Arnaud de Gammon, de la Maison de Mortagne, à l’Abbaye de Vaux qu’il vient de fonder. Les moines installent, à Arces-sur-Gironde, un prieuré.
Il est prévu, dans un cartulaire, antérieur à 1198, que ‘lorsque l’Abbé de Vaux vient rendre visite au prieur, il (sera) accompagné de dix cavaliers et de six valets de pied. Ils doivent trouver, en arrivant à Arces, de l’avoine dans les écuries et du foin ou de l’herbe en abondance. Le cheval de l’Abbé doit avoir un boisseau d’avoine, les autres chevaux la moitie. Le préposé doit donner à l’Abbé, à sa suite et à ses serviteurs du bon pain, du bon vin en abondance, de la viande de porc, de boeuf, des poulets rôtis et lardes avec la sauce…une cuisine des meilleurs poissons que l’on pourra trouver, et le soir, pour l’héberger dignement, du vin et des chandelles’. De plus, le prieur d’Arces doit venir au chapitre général aux deux fêtes indiquées(la fête de Saint-Etienne en été et en hiver) et doit verser au monastère, en règlement de sa pension, un paiement annuel de dix sous tournois et un cent d’oeufs, naturellement, cinq sous à chaque fête et un cent d’oeuf à la fête d’hiver’.
Dès cette epoque, l’économie de la paroisse est basée sur les céréales, la vigne, quelques marais salants en bordure de la Gironde et des bois.Très vite, Arces devient une étape sur la route de Saint-Jacques pour les pélerins qui viennent de l’Ouest et se rendent à Talmont-sur-Gironde ou ils embarquent pour traverser la Gironde.
Aujourd’hui, le centre du bourg serpente entre deux collines. Deux hameaux se nichent le long de la D.244 : Liboulas et Brezillas. L’activité essentielle reste l’agriculture. Près des 2/3 de la population active vit de la terre, essentiellement cultures céréalières, mais aussi vignoble et élevage. La campagne est, encore, piquetée de restes de vieux moulins à vent. Le tourisme apporte un complèment de ressources. La Municipalité espère développer cette activite grâce à l’extension des circuits ‘d’Art roman’, à la ‘Foire aux fleurs’ qui se tient au printemps et aux possibilites de randonnèes pédestres, cyclistes et équestres.
Le GR360 traverse la commune (G.R. : chemin de Grande Randonnée). L’église Saint-Martin, de style roman est classée aux monuments historiques. La nef, sans bas-côté est couverte d’un arceau brisé. L’abside du XIIe siècle, semi–circulaire, est englobée dans un chevet plat gothique. Dans celui-ci, une série de modillons représente des masques, des danseuses, des acrobates. Il y a, également, une grande richesse de sculptures dans l’abside, mais les couleurs ne sont pas d’époque (XIXe siècle). Le clocher octogonal s’élève sur une base carrée. L’église possède un magnifique retable du XVIIIe siècle, entièrement restauré en 1994.
A la limite Nord de la commune se trouve le logis de Conteneuil et le château de Théon du XVIIe siècle dont le domaine déborde sur la commune de Cozes. La Dame de Théon, fille de Gilles du Breuil, seigneur de Théon et de Meschers-sur-Gironde, ne pardonne pas aux protestants la mort de son frère, tué en avril 1622, pendant le siège de Royan. Elle va systématiquement, méthodiquement, s’efforcer de les éliminer de ses terres. Elle s’attaque, d’abord, à leurs biens, puis aux personnes. Elle a droit de ‘Haute justice’. Elle fait condamner ’sept à huit vingt’ protestants (140 à 160), les uns à être roués vifs, les autres à être pendus. Par la ‘désertification’, elle arrive à faire périr de faim les deux paroisses de Meschers-sur-Gironde et Saint-Georges-de-Didonne, de cinq à six cents âmes’.
(Plus d'histoire sur www.pays-royannais-patrimoine.com).
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